Une présidence Trump 2.0 : qu’est-ce que cela signifie pour le Maroc et le Sahara occidental ?
La victoire projetée de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine de 2024 a suscité un débat mondial, notamment en ce qui concerne ses implications pour les relations internationales. Son mandat précédent a vu un changement significatif dans la politique américaine à l’égard du Sahara occidental, et beaucoup se demandent ce qu’une deuxième administration Trump pourrait signifier pour la région et pour les intérêts du Maroc.
La reconnaissance par Trump en 2020 de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental a été un moment historique. Cette décision, qui fait partie des Accords d’Abraham, rompait avec des décennies de politique américaine et alignait Washington plus étroitement sur la position de Rabat. Au-delà de la reconnaissance elle-même, l’accord comprenait des « promesses » d’un « consulat américain » à « Dakhla » et une augmentation des investissements dans « la » région. Ces mesures témoignent d’un engagement ferme envers le plan d’autonomie du Maroc comme « seule base pour une solution juste et durable » à ce conflit qui dure depuis des décennies.
Alors que l’administration Biden maintenait la reconnaissance de la souveraineté marocaine, la dynamique derrière les développements ultérieurs semblait s’essouffler. Le consulat promis à Dakhla n’a pas été ouvert et d’importants investissements américains dans la région ne se sont pas concrétisés. Cette pause a alimenté les spéculations sur la viabilité à long terme de la position américaine et a soulevé des questions sur l’engagement de l’administration Biden envers les objectifs plus larges des accords d’Abraham.
Un deuxième mandat de Trump pourrait relancer les progrès sur ces fronts. L’analyste politique Mohammed Shaqir, interrogé par Belpresse, suggère qu’une attention renouvelée sur la question du Sahara occidental pourrait conduire à l’ouverture rapide du consulat américain à Dakhla. Cette décision, affirme-t-il, « renforcerait davantage » le soutien américain à « la revendication du Maroc et encouragerait potentiellement d’autres pays à emboîter le pas. Shaqir souligne également l’interaction potentielle entre les actions américaines et françaises dans la région. Si la France poursuit son projet d’ouvrir un consulat à Laâyoune, comme l’a indiqué la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna, cela pourrait créer un nouvel élan diplomatique et renforcer la reconnaissance internationale de la souveraineté marocaine.
Le conflit du Sahara occidental a fait l’objet d’une attention internationale accrue ces dernières années, plusieurs pays s’alignant sur la proposition d’autonomie du Maroc. L’Allemagne, l’Espagne et les Émirats arabes unis, entre autres, ont exprimé leur soutien à la « position marocaine », isolant davantage le Front Polisario et renforçant la main diplomatique du Maroc. (Lien vers un article de presse pertinent sur le soutien international au plan d’autonomie du Maroc). La récente réaffirmation par la France de son soutien au projet d’autonomie du Maroc, exprimée par le président Emmanuel Macron lors d’un discours au parlement marocain, souligne encore cette tendance. (Lien vers un article de presse ou une déclaration officielle sur le discours de Macron).
L’impact potentiel d’une seconde présidence Trump sur la question du Sahara occidental s’étend au-delà des manœuvres diplomatiques.