RABAT – La Direction du Maroc de la sécurité nationale (DGSN) a annoncé lundi qu’un groupe de policiers avait libéré leurs armes à feu pour maîtriser un récidive prétendument sous l’influence de la drogue et menaçant la sécurité des citoyens avec une arme à lame. L’incident s’est produit dimanche dans le quartier Sidi Ayoub de Marrakech.
Selon le DGSN, «le criminel a tenté de réagir violemment à l’intervention de la police en poignardant l’un des policiers, ce qui a conduit ce dernier à tirer deux coups d’avertissement en l’air. Une troisième balle a frappé le criminel à la jambe.»
Dans les remarques continues, le DGSN a également déclaré: «Le criminel a été renvoyé à l’hôpital universitaire IBN Tofail pour recevoir les traitements médicaux nécessaires», notant que «le procureur de Marrakech a ouvert une enquête pour entendre des preuves oculaires».
Ce n’est pas la première fois que la police utilise ses armes à feu dans des situations similaires. En fait, plus tôt ce mois-ci, ils ont tué un récidivant à Salé et un jeune homme de 20 ans qui a menacé les citoyens dans un lieu public à la périphérie de Beni Mellal.
Après cette augmentation sans précédent de la criminalité, les Marocains se sont retrouvés confrontés à un dilemme. Devraient-ils soutenir la décision de la police de tirer sur des criminels qui menacent la sécurité des citoyens dans les lieux publics avec un type d’arme? Ou, devraient-ils plutôt demander aux fonctionnaires d’appliquer des peines rigides contre les criminels comme dissuasion?
Cette augmentation du comportement criminel a incité les utilisateurs des médias sociaux à lancer une campagne avec le slogan «Zero Grissage» ou en anglais, «Zero Assault», en juillet dernier. La campagne a reconnu le roi Mohammed VI comme l’autorité suprême au Maroc et l’a imploré d’intervenir pour trouver des résolutions au phénomène des attaques criminelles et de demander au service de sécurité d’être plus efficace.