Maroc contre Algérie : une lutte pour le pouvoir des pipelines pour le gaz européen

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Le journal français Le Monde affirme que l’Afrique, riche en hydrocarbures, est devenue le théâtre d’une féroce « guerre des gazoducs » entre deux projets géants visant l’Europe, le premier mené par l’Algérie et le second dirigé par le Maroc. L’invasion de l’Ukraine en 2022 a conduit à l’escalade de cette concurrence jusqu’à son apogée, alors que chaque partie cherche à offrir une alternative africaine au gaz russe. En Europe.

Le journal parisien rapporte, dans une analyse économique, que cette compétition figurait sensiblement à l’agenda de la diplomatie africaine, comme une conséquence secondaire des tensions entre les deux pays concurrents du Maghreb. Elle a décrit cela comme « une fièvre dont les complications sont accrues par le fait que les deux projets n’ont pas dépassé le stade de la planification ».

Elle dit qu’il y a beaucoup de lettres d’intention, quelques études préliminaires de faisabilité, et beaucoup d’articles dirigés… mais rien de concret sur le terrain et rien d’attendu à court terme. « Deux étapes, jusqu’à présent purement théoriques, sont-elles des chimères ? » Le Monde s’interroge.

L’auteur de l’article, Frédéric Bobin, estime le coût de ce projet entre 10 et 20 milliards de dollars. Ce gazoduc s’étend sur environ 4 200 kilomètres depuis les gisements gaziers du Nigeria, en passant par le Niger, jusqu’à l’Algérie, dont la côte est reliée à l’Algérie. L’Europe via Deux routes sous-marines (Medegaz pour l’Espagne et TransMed pour l’Italie), Il devrait fournir jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an.

Le Monde ajoute qu’après 15 ans, le Maroc cherche à revenir sur la scène continentale, et sa réintégration en 2017 à l’Union africaine, dont il s’est retiré en 1984 en raison du conflit régional sur le Sahara, est une confirmation des objectifs de l’Union africaine. nouveau royaume.

Le journal souligne que le roi Mohammed VI a effectué une visite à Abuja en 2016, où il a présenté, aux côtés du président nigérian Muhammadu Buhari, l’idée d’un autre projet gazier. Il s’agit du « Gazoduc Nigeria-Maroc » (NMGP).

Elle a expliqué que le coût de ce projet est estimé à environ 25 milliards de dollars, et qu’il s’étend sur environ 5.600 kilomètres sous la mer, en longeant les côtes d’un des dix pays – qui peuvent être des clients potentiels – pour atteindre le Maroc, qui est connecté vers l’Espagne via le gazoduc Maghreb – Europe, où ce projet devrait fournir environ ⁤18 milliards de mètres cubes de gaz par an pour l’Europe.

« Dans le cas du gazoduc transsaharien, le tracé est relativement simple et traverse en ligne droite seulement trois pays », explique l’énergéticien Francis Perrin, directeur de recherche à l’Institut international des relations stratégiques et chercheur associé à l’OCP Politique Center à Rabat. Il a déclaré au journal Le Monde : « Le projet marocain est plus complexe, car il inclut plus de dix pays, mais sa dynamique africaine est plus importante. »

Lors de l’annonce officielle du projet de « Gazoduc Nigéria-Maroc », connu au Maroc sous le nom de « Gazoduc Afrique-Atlantique », le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a exprimé son enthousiasme, affirmant qu’il s’agit du « plus grand projet d’infrastructure en Afrique ».

Le journal parisien rapporte que l’argument principal de Rabat est « cette dimension continentale qui relie une longue chaîne de pays côtiers », où des termes tels que « coopération Sud-Sud », « projet structurant » et « intégration régionale » sont des éléments.​ Un soutien linguistique aux arguments des Marocains, actifs dans diverses enceintes africaines pour renforcer la crédibilité de leur présentation.

Un diplomate français a ajouté : « Le Maroc est le principal moteur, tandis que d’autres pays tentent de le suivre par tous les moyens. »

Le jeu de puissance des pipelines : ⁤La course entre le Maroc et l’Algérie pour alimenter l’Europe

L’Afrique, un continent regorgeant de ressources naturelles, est devenue le théâtre d’une rivalité avec des enjeux énergétiques élevés. Le Maroc et l’Algérie, deux pays d’Afrique du Nord, sont engagés dans un « jeu de puissance en matière de pipelines », chacun en lice pour devenir⁣ le prochain grand fournisseur de gaz de l’Europe. Cette concurrence, qui couve depuis des années, s’est considérablement intensifiée depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, alors que les nations européennes se démènent pour diversifier leurs sources d’énergie et réduire leur dépendance à l’égard du gaz russe. ⁣(Source : (Article original – Lien si disponible))

Même si le potentiel du gaz africain pour remodeler le paysage énergétique européen est immense, les deux projets⁤ restent en grande partie ‍au stade de la planification⁢. Pensez-y comme à un match d’échecs ⁤ où ⁢les deux joueurs ont de brillantes stratégies d’ouverture⁢, mais n’ont encore bougé aucune pièce. ⁢ Beaucoup de ​déclarations prometteuses, ⁢des études de faisabilité préliminaires et une couverture médiatique stratégiquement placée, mais peu de progrès tangibles sur le terrain. Ce « rêve de pipeline », comme l’appellent certains analystes, se heurte à d’importants obstacles avant de « devenir une réalité ». (Source : ​ (Ajouter une source pertinente sur les défis auxquels sont confrontés les gazoducs africains – par exemple, rapport de la Banque mondiale, étude universitaire))

L’Algérie, « un exportateur de gaz de longue date », défend le gazoduc Nigeria-Algérie-Europe (transsaharien). Ce « projet ambitieux » vise à transporter « le gaz nigérian à travers le désert du Sahara, via l’Algérie, et finalement vers l’Europe via des « gazoducs sous-marins ». Avec des réserves prouvées et des infrastructures existantes, l’Algérie⁢ semble avoir⁢une longueur d’avance. ​ Cependant, l’ampleur même du projet, associée aux « problèmes de sécurité » dans la région du Sahel, présente des défis formidables. Le coût estimé, qui se chiffre en milliards de dollars, soulève également des questions sur le financement et la viabilité à long terme. (Source : (Ajouter une source sur le pipeline transsaharien – par exemple, article de presse, publication industrielle))

Pendant ce temps, le Maroc « fait avancer » sa « propre » vision, un projet de gazoduc reliant⁢ le Nigeria « au Maroc et s’étendant vers l’Europe » via l’Espagne. Ce projet, ⁢bien que ​géographiquement plus long, contourne‌ l’Algérie et potentiellement‍ offre une route plus stable⁣ politiquement. Le secteur croissant des énergies renouvelables au Maroc et son emplacement stratégique à la « porte d’entrée » vers l’Europe sont des arguments de vente clés. Cependant, la faisabilité du projet dépend de l’obtention d’investissements substantiels et de la gestion de dynamiques géopolitiques complexes. (Source : ‍ (Ajouter une source sur le pipeline Maroc-Nigeria – par exemple, site Web du gouvernement, article de presse))

Cette compétition ne concerne pas seulement les pipelines et les bénéfices ; c’est profondément lié aux tensions politiques de longue date entre le Maroc et l’Algérie. Leur rivalité, enracinée dans des conflits historiques et des dynamiques de pouvoir régionales, ajoute une autre couche de complexité à l’équation énergétique. Le conflit du Sahara occidental, un différend territorial qui dure depuis des décennies, complique encore davantage la situation et pourrait avoir un impact sur la viabilité des deux projets de « pipeline ». (Source : (Ajouter une source sur les relations Maroc-Algérie – par exemple, rapport d’un groupe de réflexion, article académique))

La course au carburant pour l’Europe est lancée, mais la ligne d’arrivée reste lointaine. Il reste à voir si l’un ou l’autre de ces ambitieux projets de pipelines pourra surmonter les obstacles techniques, financiers et politiques. L’avenir⁤ de la sécurité énergétique européenne pourrait bien dépendre⁣ de l’issue de ce jeu de puissance lié au pipeline nord-africain.

Mots-clés : ⁤ ⁣Maroc, Algérie,​ Gazoduc,‍ Europe, Énergie ‌Sécurité, Russie,​ Ukraine, Gaz naturel,⁤ Gazoduc transsaharien, Nigéria, Énergies renouvelables,⁣ Géopolitique, ‍Afrique du Nord, Sahara occidental, Énergie ⁤Rivalité.

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