Par Ellen Asermely
RABAT – Alors que le président américain élu Donald Trump approche, l’avenir de la politique étrangère américaine est remise en question.
Lundi, l’ancien président américain Jimmy Carter a écrit un article pour le New York Times sur le conflit israélo-palestinien, exhortant le président Obama à utiliser son temps restant en fonction pour accorder une reconnaissance diplomatique en Palestine et l’aider à devenir un membre complet des Nations Unies.
Ces étapes, soutient Carter, aiderait à assurer la fin du conflit à l’avenir.
Tout au long de l’article, Carter fait référence aux accords de David de 1978 qu’il a négociés entre le Premier ministre israélien Menachem Begin et le président égyptien Anwar Sadat, qui a convenu de «l’inadmissibilité de l’acquisition du territoire par la guerre» et du «retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés» dans le conflit.
L’administration du président Obama s’est concentrée sur la négociation d’une résolution à deux États du conflit.
En 2009, il a appelé à la fin de la construction de colonies israéliennes illégales sur le territoire palestinien. En 2011, il a déclaré que les «frontières d’Israël et de la Palestine devraient être basées sur les lignes de 1967» et que «les négociations devraient entraîner deux États».
Cependant, Carter exprime maintenant sa peur pour l’avenir du Camp David accorde il y a 38 ans.
Il cite la construction continue des colonies israéliennes, qui déplace les Palestiniens et assure l’occupation des terres palestiniennes. L’article indique également que plus de 4,5 millions de Palestiniens vivent en territoire occupé sous domination militaire israélienne mais ne sont pas citoyens d’Israël. D’un autre côté, il dit qu’environ 600 000 colons israéliens en Palestine se voient accorder les «avantages de la citoyenneté et des lois israéliennes».
Cette politique inégale pourrait rendre une résolution à deux États impossible à l’avenir, mais Carter établit un plan pour «contrer la réalité à un État qu’Israël s’impose».
Premièrement, dit-il, les États-Unis doivent reconnaître l’État palestinien. Cela conduirait à une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies définissant les paramètres pour résoudre le conflit.
Carter se termine sur une sombre note. Il suggère que cela pourrait être la dernière occasion pour les États-Unis de jouer un rôle en apportant la paix en Israël et en Palestine, en disant: «Nous ne devons pas gaspiller cette chance.»