Le Maroc rejette la proposition « désespérée » de partition du Sahara occidental de l’Algérie
Le conflit de longue date sur le Sahara occidental se poursuit, le Maroc rejetant fermement la dernière proposition de l’Algérie de diviser le territoire. Omar Hilale, représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, a récemment dénoncé cette suggestion, la qualifiant de stratégie recyclée et ratée émanant d’Alger.
Les commentaires d’Hilale font suite à une consultation à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU le 16 octobre 2024, au cours de laquelle l’idée d’une partition du Sahara occidental aurait été évoquée. Il a fait valoir que ni l’ancien envoyé de l’ONU, James Baker, ni l’actuel envoyé Staffan de Mistura n’étaient à l’origine du concept de « partition ». Au lieu de cela, il a désigné l’Algérie comme la force motrice derrière la proposition.
Selon Hilale, l’idée de partition a été lancée pour la première fois par l’ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika lors d’une réunion en 2001 avec James Baker à Houston. Cette affirmation est étayée par la correspondance ultérieure d’Abdallah Baali, alors représentant de l’Algérie auprès de l’ONU, dans une lettre au président du Conseil de sécurité datée du 22 juillet 2002. Hilale a souligné la réapparition de cette proposition lors de la visite de de Mistura en Algérie plus tôt en 2002. 2024, suggérant un modèle de manœuvre algérienne.
Pourquoi ressusciter cette stratégie maintenant ? Hilale soutient que l’Algérie recourt à la proposition de partition chaque fois qu’elle se trouve sur la défensive diplomatique. Il relie la proposition de 2001 au rapport du Secrétaire général de l’ONU déclarant l’impossibilité d’un référendum d’autodétermination, un plan que l’Algérie avait défendu depuis longtemps. Ce rapport, couplé à l’accord-cadre de Baker en juin 2001, a mis l’Algérie dans une position difficile. La proposition de partition, suggère Hilale, était une tentative de détourner l’attention de ces revers.
Avance rapide jusqu’en 2024, et Hilale pense que l’Algérie ressent à nouveau la pression. Les récentes résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ont exhorté « la participation de l’Algérie aux discussions des tables rondes, tandis que l’augmentation du soutien international au plan d’autonomie du Maroc, y compris la reconnaissance des États-Unis et de la France, isole encore davantage la position de l’Algérie. Le nombre croissant de consulats ouverts à Laâyoune et Dakhla (près d’une trentaine) par différents pays consolide encore davantage la reconnaissance internationale de la souveraineté marocaine. Dans ce contexte, Hilale considère la réémergence de la proposition de partition comme une tentative désespérée de l’Algérie pour échapper à son isolement diplomatique croissant.