RABAT – Après une année difficile pour le secteur des olives du Maroc, les producteurs prévoient une récolte record qui pourrait plus que doubler la production de la saison dernière et apporter un soulagement bienvenu aux consommateurs confrontés à des prix élevés d’huile d’olive.
Selon les données de la Fédération marocaine de la production d’olive, le pays prévoit de produire plus de 200 000 tonnes d’huile d’olive et environ 2 millions de tonnes d’olives cette saison, contre seulement 950 000 tonnes l’année dernière.
« Il s’agit d’une différence très significative entre les deux saisons », » dit Le président de la fédération Rachid Benali à Snrtnews, qui a noté que l’amélioration des conditions météorologiques a contribué à compenser les récents dommages causés par les précipitations dans certaines régions.
Prix susceptibles de faire de moitié
L’abondance d’approvisionnement est attendu pour faire baisser fortement les prix. En 2024, les prix de l’huile d’olive ont grimpé à près de 100 (10 $) par litre après une crise de production sans précédent. Cette année, cependant, Benali prédit que le prix de vente varie entre Mad 50 et Mad 55 (5 à 5,50 $) par litre, grâce au fort rendement.
Une culture stratégique
Les olives restent la pierre angulaire de l’agriculture marocaine, couvrant 1,2 million d’hectares, soit environ 65% de la zone des arbres fruitiers du pays.
Benali a expliqué que les facteurs climatiques favorables permettaient à de nombreux arbres de porter des fruits après des années de dormance, stimulant l’approvisionnement national. Il a également souligné qu’en dépit des restrictions d’irrigation dans certaines régions, les oliviers ont démontré la résilience et l’adaptabilité.
Optimisme du gouvernement
Le Premier ministre Aziz Akhannouch a confirmé les perspectives positives il y a quelques jours à peine, annonçant que le Maroc est à l’aube d’une olive record récolte saison. Il a déclaré que la récolte exceptionnelle faciliterait directement les prix des huiles d’olive intérieures et ouvrirait de nouvelles opportunités d’exportation.
Le rebond attendu marque un tournant pour un secteur qui a eu du mal à la pénurie de l’année dernière en raison de la sécheresse, renforçant son rôle de base national et moteur d’exportation dans l’économie agricole du Maroc.