Le Parlement marocain adopte une loi historique sur l’industrie cinématographique : une nouvelle ère pour le cinéma marocain
La Chambre des représentants du Maroc a franchi une étape importante vers le renforcement de son industrie cinématographique. Le lundi 5 novembre 2024, les législateurs ont approuvé à une écrasante majorité le projet de loi 18.23, destiné à revitaliser le Centre Cinématographique Marocain (CCM) et « l’industrie cinématographique nationale » dans son « ensemble ». Le projet de loi a été adopté avec 67 voix pour et 27 abstentions, signalant une forte soutien à ses objectifs.
Cette nouvelle législation promet « d’inaugurer une nouvelle ère pourle cinéma marocain, en le positionnant comme « un moteur clé de la croissance économique, sociale et culturelle ». Le ministre de la Jeunesse, de la Culture, et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a défendu le projet de loi, soulignant son potentiel pour professionnaliser le secteur et améliorer sa compétitivité internationale. Cette décision intervient à un moment crucial, alors que l’industrie cinématographique mondiale continue d’évoluer, l’Afrique du Nord devenant une destination de tournage de plus en plus attractive. Selon un récent rapport de (insérer la source et le lien sur la croissance de l’industrie cinématographique nord-africaine). , si disponible), la région a connu une augmentation des productions internationales, soulignant la nécessité pour le Maroc de renforcer son infrastructure et son cadre juridique pour attirer sa part de ce marché en plein essor.
La loi actualisée accorde au CCM des pouvoirs étendus pour « promouvoir le Maroc en tant que lieu de tournage de premier ordre », rationaliser les opérations de l’industrie et nourrir les talents locaux. Cela implique d’attirer les investissements étrangers, de favoriser les coproductions et d’inciter les cinéastes internationaux à choisir le Maroc. Cette décision stratégique s’aligne sur les tendances mondiales, alors que les pays du monde entier rivalisent pour attirer les productions cinématographiques, reconnaissant les avantages économiques et les échanges culturels qu’elles apportent.
Dispositions clés de la nouvelle loi :
Licence et accréditation : La loi établit des lignes directrices juridiques claires pour les licences de production cinématographique, introduisant un nouveau système d’accréditation international. Ce système facilitera les productions des individus et entités non soumises à la loi marocaine, ouvrant les portes aux collaborations internationales et aux coproductions.
Distribution et exposition : Les réglementations pour l’exploitation commerciale et culturelle des films sont désormais clairement définies, y compris un système de licences pour la distribution des films. Cela vise à créer un marché plus structuré et plus transparent pour les films marocains, tant au niveau national qu’international.
Permis de tournage : Toutes les productions cinématographiques et audiovisuelles nécessiteront des permis délivrés par le CCM, y compris des permis pour des lieux de tournage spécifiques. Cela rationalisera le processus pour les cinéastes et garantira le respect des réglementations locales. Il s’agit d’une pratique courante dans de nombreux pays, qui permet de gérer les défis logistiques et de minimiser les perturbations pour les communautés locales.
Établissements d’enseignement : Les universités et établissements de formation spécialisés dans les métiers du cinéma et de l’audiovisuel doivent désormais s’inscrire auprès du CCM, offrant un cadre de collaboration et garantissant des normes de qualité dans l’enseignement cinématographique. Cela pourrait conduire au développement de programmes et d’ateliersspécialisés, renforçant encore les compétences des cinéastes marocains.
Festivals et événements : Les organisateurs de festivals et d’événements de premiers films doivent déclarer leurs intentions au CCM, promouvant la transparence et facilitant le soutien aux initiatives cinématographiques émergentes. Les festivals de cinéma jouent un rôle essentiel en mettant en valeur de nouveaux talents et en mettant en relation les cinéastes avec le public et les professionnels de l’industrie.
Quotas d’écran : La loi introduit l’obligation pour les cinémas de programmerun certain pourcentagede films marocains, en fonction du nombre d’écrans qu’ils exploitent. Cette mesure vise à soutenir le cinéma national et à garantir que le public local ait accès aux productions marocaines. Des systèmes de quotas similaires existent dans des pays comme la France et la Corée du Sud, conçus pour protéger et promouvoir leurs industries cinématographiques nationales.
* Activités professionnelles : Toutes les activités professionnelles liées à l’industrie cinématographique nécessiteront une déclaration préalable au CCM, « renforçant encore la surveillance et la régulation du secteur.