RABAT – Un groupe marocain des droits des femmes a exprimé sa solidarité envers la famille d’un jeune étudiant de Khenifra qui a mis fin à sa vie après avoir subi des abus en ligne et un chantage.
La jeune femme, identifiée comme Wafaa, est venue d’une famille pauvre vivant à la périphérie de Khenifra. Selon ses proches, elle était en couple avec un jeune homme qui a pris des photos intimes d’elle. Plus tard, quelqu’un a obtenu ces photos et a commencé à menacer de les publier en ligne. Lorsque les images se sont finalement répandues sur les réseaux sociaux, la vie de Wafaa a pris une tournure tragique.
Au début, elle a intenté une action en justice contre son partenaire, qu’elle a accusé de viol, mais l’affaire a été réglée lorsque les deux se sont mariés. Cependant, après leur mariage, les photos privées ont été divulguées à nouveau. Son mari lui a ensuite dit qu’ils devraient divorcer parce que les images circulaient à nouveau sur Tiktok. Obligée et humiliée, Wafaa a bu du poison de rat et s’est suicidé.
Dans une vidéo déchirante, ses parents semblaient dévastés par la perte de leur fille alors qu’ils ont appelé la justice et que ses agresseurs soient tenus responsables. De nombreux Marocains sur les réseaux sociaux ont exprimé la douleur et la colère, affirmant que la mort de Wafaa est un autre rappel des dangers auxquels les femmes sont confrontées de la violence numérique et du chantage.
Association tahadi pour l’égalité et la citoyenneté (ATEC) émis Une déclaration offrant des condoléances à la famille et condamnant les crimes de harcèlement et de diffamation en ligne. Le groupe a déclaré qu’il était prêt à fournir à la fois un soutien psychologique et une assistance juridique à la famille en deuil.
Atec a également mis en garde contre les dangers croissants de Violence numérique contre les femmes au Maroc. « Ces crimes ont des conséquences directes qui poussent les femmes à réfléchir, à tenter ou à se suicider », indique le communiqué.
Le groupe a exhorté les législateurs à prendre des mesures plus fortes, critiquant les protections limitées offertes par la loi 103.13 sur la violence contre les femmes. Il a rappelé qu’en mai 2024, l’association a soumis un projet de loi spécifiquement visant à protéger les femmes et les filles de la ligne en ligne violencemais le Parlement n’a pas encore agi dessus.
Les militants des droits des femmes disent que la mort de Wafaa n’est pas un cas isolé. Ils soutiennent que des lois plus sévères et des sanctions plus sévères sont nécessaires pour arrêter la propagation de la violence en ligne, du chantage et du harcèlement qui continuent de nuire aux femmes à travers le pays.