Marrakech – Le Roi Mohammed VI a reçu jeudi 21 ambassadeurs étrangers au Palais Royal de Rabat, alors que les diplomates ont présenté leurs lettres de créance en tant qu’ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires au Maroc. Le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita était présent à la cérémonie.
Les ambassadeurs représenté une vaste répartition géographique sur quatre continents. D’Europe, les nouveaux ambassadeurs étaient Alfred Xuereb (Vatican), Berit Basse (Danemark), Dirk-Jan Nieuwenhuis (Pays-Bas), Gilles Heyvaert (Belgique) et Valentin Zellweger (Suisse).
L’Afrique a envoyé le plus grand contingent, avec Eliphas Chinyonga (Zambie), Lamine Ouattara (Côte d’Ivoire), Branly Martial Oupolo (Gabon), Jessica Muthoni Gakinya (Kenya), Charity Gbedado (Ghana), Nardos Ayalew Belay (Éthiopie) et Momodu Koroma (Sierra Leone), Vincent Thom Nundwe (Malawi) et Joseph F. Johnson (Libéria) qui ont tous présenté leurs lettres de créance.
La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord était représentée par Ahmed Nihad Abdel-Latif, de l’Égypte.
De l’Asie et du Pacifique, Sanjay Rana (Inde), Nakata Masahiro (Japon) et Damien Patrick Donovan (Australie) ont rejoint le corps diplomatique à Rabat.
L’Amérique latine était représentée par Arnaldo Tomás Ferrari (Argentine), Marco Tulio Gustavo Chicas Sosa (Guatemala) et Isbeth L. Queil Murcia (Panama).
Selon la constitution marocaine de 2011, le roi tient autorité directe sur la politique étrangère et la diplomatie. Aucun ambassadeur étranger ne peut prendre ses fonctions officielles au Maroc sans présenter au préalable ses lettres de créance directement au roi – une exigence constitutionnelle qui fait de la cérémonie de jeudi une condition préalable légale et non une formalité.
La constitution stipule également explicitement que les ambassadeurs et les représentants des organisations internationales sont accrédités auprès du monarque, qui signe et ratifie également les traités.
Le roi est le représentant suprême du pays dans la diplomatie étrangère et conserve un contrôle total sur les questions liées à la politique étrangère. Cette concentration de l’autorité diplomatique signifie que jusqu’à ce que les lettres de créance soient reçues au Palais Royal, un ambassadeur n’a aucun statut reconnu à Rabat, quelle que soit sa nomination dans son pays d’origine.